Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 23:23

R-Pamina.jpg


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Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 18:16

    Le naufrage du Concordia  a révélé qu'un curé de village italien, qui avait déclaré à ses ouailles qu'il partait quelques jours pour une retraite "spirituelle", était en réalité à bord du bateau de croisière en la charmante compagnie d'une "nièce" dont il partageait la cabine. Dieu, qui est juste et bon, n'a pas permis qu'il se noyât, mais plutôt que ses paroissiens sussent la chose, connussent ladite nièce, lui en fissent reproche et qu'il en mourût quasiment de honte. A moins "qu'un beau désespoir alors le secourût..."°15 01 Croisiere Costa Concordia 930 620 scalewidth-copie-1 °Horace, III,6


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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 08:33

L'affiche du métro qui vous fait courir au Grand Palais !R-Ponzi-1.jpg


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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 06:48
   A Paris, dans les entrailles du métro, toutes sortes d'affiches vous invitent à rester sous terre bien à l'abri dans ces boyaux. On découvre, au détour d'un couloir, un paysage de montagne où sur des pentes abruptes des paquets de neige éblouissants sont prêts à  fondre en avalanche sur de jolis villages ou des plages de sable aveuglant sur lesquelles penchent dangereusement des cocotiers et que des vaguelettes prêtes à se transformer en tsunami viennent lécher. R-Ponzi-0.jpg
   Et puis soudain, dans son cadre de faïence vert de la ligne Nord-Sud, l'affiche qui vous aspire à l'extérieur. Aller aux théâtre des Abbesses est un plaisir qui se mérite. Il faut escalader Montmartre par la face sud, et la voie (la direttissima, disent les Italiens) c'est la rue Germain Pilon (vous savez, ce sculpteur qui, à la basilique Saint Denis, a représenté Catherine de Médicis morte et à poil)R-Ponzi-2.jpg        sans-titre.png 
                                                                                       tableau de Elisée Maclet 
Vous débouchez sur une vire, une placette ombragée où un horloger vous dit qu'il vous reste encore trois-quarts d'heure à flaner avant le pestacle. R Ponzi 6
Alors on baguenaude le nez en l'air, devant un restaurant cossu qui illumine un angle.R-Ponzi-4.jpg et dont le nom curieux a de quoi surprendre !R-Ponzi-5.jpg  Le théâtre est beau et on y entre comme pour un office, avec respect.R-Ponzi-3.jpg  Une salle hypostyle est le foyer, sous la terre, dans la colline. R-Ponzi-7.jpgEt la salle est à l'italienne, dans une architecture moderne aux éclairages soignés. R-Ponzi-9.jpgJ'ai beaucoup aimé la pièce de David Lescot, Le Système de Ponzi : elle retrace la vie de Ponzi, cet escroc italien qui, en Amérique, au début du XXe, a ruiné des milliers de petits épargnants en leur faisant miroiter des revenus mirobolants - 50% sur 45 jours ! - par le système qui consiste à rémunérer les dépôts avec le capital des nouveaux investisseurs. Bernard Madoff était son émule. La pièce est enlevée, sur un rythme sans temps morts, par une dizaine de comédiens-chanteurs-musiciens qui interprètent près de quatre-vingts personnages : des banquiers, des petites gens, des policiers et des détectives, des avocats, des employés et des repris de justice, presque tous appâtés par le gain, flairant l'arnaque et y succombant. Et menant la danse, le personnage de Ponzi, son inénarrable femme Rose et sa vieille mère la veuve Imelda ! Je mentionne aussi son complice, un escroc rencontré en prison, qui se goinfre des billets de banque qui ruissellent sur la scène. Ces gens-là se gavent jusqu'à la déconfiture finale : la mort au milieu des mouches dans un hôpital d'Amérique du sud. La pièce se joue sans autre décor qu'une douzaine de grandes tables que les comédiens ajustent, assemblent, empilent, dressent, éparpillent, alignent... C'est visuellement très réussi et cela évoque un tribunal, une prison, le pont d'un paquebot, la salle d'un hôpital, les guichets d'une banque... Les quatre musiciens accompagnent tout cela, évoquant le bruit de la mer, ou un charleston endiablé... R-Ponzi-8.jpgEt en quittant le théâtre, prenant le métro vers Barbès (-Rochechouart !) je trouvais au paysage des allures de Nouveau Monde !   R-Ponzi-10.jpg

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Mardi 24 janvier 2012 2 24 /01 /Jan /2012 05:57

   Si les photos du post précédent et votre curiosité naturelle vous font pousser la porte de l'église Saint Merri, outre de magnifiques orgues du XVIIè à la tribune, vous trouverez, dans le transept gauche, fort mal éclairé, un tableau de Simon Vouet. Simon fut dans sa jeunesse grand voyageur (Angleterre, Constantinople) avant de découvrir l'Italie, à Venise et dans un long séjour à Rome de l'âge de 24 ans à celui de 37 ans, interrompu par un voyage à Gènes. Il a beaucoup peint dans la capitale pontificale (jusqu'à un tableau dans San Pietro, aujourd'hui détruit). Quand il rentre en France, il devient peintre du roi (Louis XIII) et est le champion de ce baroque découvert en Italie qu'il importe en France. Il meurt à 59 ans. Le très grand tableau que recèle l'église fut peint trois ans avant sa mort, en 1647. Le titre en est : Adoration du nom divin par quatre saints : saints Pierre, apôtre, Merry et Frou, Léonard de Noblat. Un autre intitulé du tableau est : Saint Merri délivrant les prisonniers.On reconnaît St Pierre à gauche, tenant la clé du Paradis ; St Merri (Médéric) et St Frou furent "offerts" enfants au monastère St André d'Autun, où ils devinrent moines et puis abbés (VIIè siècle). Saint Merri, en voyage vers Paris, tomba malade et séjourna en Brie à Champeaux, près de chez nous, où se dresse aujourd'hui une magnifique collégiale gothique.  Quant à St Léonard de Noblat, tout le monde  connaît : aujourd'hui à l'emplacement de son ermitage, où il vécut au VIè siècle, s'est établie une des grandes étapes sur le chemin de St Jacques de Compostelle. C'est près de Limoges. Il est le saint libérateur des prisonniers et des victimes de toutes les oppressions. J'y ai vu des chaînes suspendues au dessus du tombeau du saint dans la collégiale de St Léonard de Noblat, un chef d'oeuvre du roman (XIè et XIIè siècles).img040.jpg(Cette reproduction n'a rien à voir avec les couleurs du tableau original)


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